/ 11 Dec 2018

Cette vidéo est la version longue de l’interview du philosophe Raphaël Enthoven par l’Union des Savoirs. Interrogé tout d’abord sur son avant-dernier livre (« Anagrammes pour lire dans les pensées »), notre invité nous explique ce qu’est une anagramme, et dans quelle mesure elle peut permettre de dessiner un « chemin de pensée ». Évoquant ensuite son plus récent ouvrage (« Little Brother »), il nous parle des objets du quotidien, de l’utilitarisme, ou encore de la nécessité d’apprendre à regarder ce que nous avons sous nos yeux, mais aussi et surtout du concept de « nudge », de l’illusion de liberté que peuvent nous donner nos sociétés modernes, et des dangers que peuvent représenter, pour nos libertés justement, les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. Dans un troisième temps, Raphaël Enthoven répond à nos questions sur la place de la philosophie dans les médias et le débat public, mais aussi vis-à-vis de la sphère politique (peut-on être véritablement philosophe et engagé … voire gouvernant ? Et d’ailleurs les gouvernants doivent-ils s’appuyer sur la philosophie ?). Il en profite pour évoquer le danger des « bons sentiments » en politique, et l’erreur que constitue selon lui un jugement du passé à l’aune de nos critères moraux actuels. Dans cette interview il convoque, pêle-mêle, Barthes, Bergson, Spinoza, Epicure, Aron, Montaigne, Orwell, mais aussi Nietzsche, Guitry et même Marc-Aurèle !

Nous avons intégralement rédigé les sous-titres pour les malentendants. Ils peuvent être activés dans YouTube.

Rappel : l’Union des Savoirs est une association neutre politiquement. Chaque invité peut donc exprimer librement ses opinions, qui n’engagent que lui.

Journaliste et présentateur : Hocine Rahli
Réalisation : Hocine Rahli aux côtés de 16Prod
Production : Lucas Pernollet

Remerciements :
Raphaël Enthoven
Fondation Danoise
Clément Delaunay

Produit par l’Union des Savoirs (UDS)
Tous droits réservés


Bibliographie

Little Brother

Raphaël Enthoven

Collection Blanche, Gallimard

16/03/2017

En quoi le dessin d’une mouche au centre de l’urinoir fait-il de l’homme un mouton? Pourquoi les gens qui font des «quenelles» tiennent-ils à montrer qu’ils ont le bras long? D’où vient l’idée saugrenue de fin du monde? Qui dira la tragédie du sac plastique à usage unique, que son immortalité condamne? Comment se fait-il que chaque époque ait eu des gens pour dire que «c’était mieux avant»? Quelle différence entre un twitto et un gladiateur, et entre le «mode avion» et le souverainisme? Que restera-t-il du vintage quand, dans quelques années, notre passé immédiat n’aura plus que des objets virtuels à offrir en chemin à ceux qui voudront, malgré la fin de l’histoire, partir encore à la recherche du temps perdu? En un mot, comment échapper, face au monde et à ses objets, au triste sentiment de savoir?
En gardant à l’esprit que, contrairement à une idée reçue, quand l’imbécile montre la Lune, le sage regarde le doigt…

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